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Éléments biographiques
Martine Billard est née le 7 octobre 1952. Elle a toujours vécu à Paris ou en proche banlieue de Paris.
Formation et activités professionnelles
Licenciée en économie, elle a exercé divers métiers dans le secteur privé avant de devenir bibliothécaire. Après cinq années de travail dans cette profession, titulaire d’un DESS d’application de la télématique, elle est entrée dans une PME spécialisée dans l’informatisation des bibliothèques, où elle est restée dix ans et a été élue déléguée du personnel. Après le changement de majorité municipale à Paris, elle a occupé durant 14 mois le poste de directrice de cabinet de Madame Mylène Stambouli, adjointe au Maire de Paris en charge de la lutte contre l’exclusion.
Son parcours politique
À partir de mai 1968, son engagement se situe dans les mouvements contre l’extrême-droite ; les luttes féministes et les luttes pour le droit à la contraception et à l’avortement ; les actions de solidarité avec les peuples d’Amérique Latine victimes des dictatures (Chili, Argentine, Salvador) ; les combats anti-nucléaires contre SuperPhénix et contre l’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff.
Après une longue période hors de tout parti politique, elle adhère aux Verts en 1993. Elle y occupe les fonctions de porte-parole des Verts Paris en 1996 et 1997, porte-parole nationale des Verts en 1999 et 2000, puis membre du collège exécutif des Verts en charge des questions économiques et sociales de 2000 à son élection comme députée en 2002.
Ses mandats
Conseillère de Paris de juin 1995 à mars 2001, elle a siégé alors à la commission en charge des transports, de l’environnement et de la prévention.
Députée de Paris depuis juin 2002, elle n’exerce aucun autre mandat électif.
Membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée Nationale, elle s’est particulièrement investie sur les questions touchant au travail et à la solidarité. Notamment les projets de loi concernant :
la remise en cause des emplois-jeunes et la création des contrats jeunes (juillet 2002)
le remise en cause de la réduction du temps de travail (automne 2002)
la réforme des retraites (printemps-été 2003)
la décentralisation du RMI et la création du RMA -revenu minimum d’activité- (décembre 2003)
la remise en cause de la hiérarchie du droit du travail (décembre 2003)
la réforme du financement de la Sécurité Sociale (mai 2004)
la loi "égalité des chances des personnes handicapées" (décembre 2004)
la loi Ollier sur le temps de travail (février 2005)
la loi "Avenir de l’école" (loi Fillon, février 2005)
la loi dite "de cohésion sociale" (novembre 2005)
la loi "égalité des chances" (février 2006)
Elle a également relayé les préoccupations des associations dans le débat sur la loi de santé publique (octobre 2003).
Elle est intervenue sur le logement (loi "engagement national pour le logement" - janvier 2006), entre autres contre les ventes à la découpe.
Elle a pris part activement au débat sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (loi DADVSI - décembre 2005-juin 2006)
Elle a été secrétaire de la mission d’information parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie (2004) ; membre de la mission d’information parlementaire sur l’effet de serre (2006).
À l’international, elle est co-présidente du Comité des parlementaires pour les initiatives de paix au Proche-Orient, participe à des groupes parlementaires sur l’Amérique latine, interpelle régulièrement le gouvernement sur la Tchétchénie...
Elle intervient en faveur des droits de femmes et contre les discriminations. En particulier, elle a déposé dès avril 2003 une proposition de loi intitulée « lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie » et elle est intervenue lors de l’examen de la loi contre les violences conjugales (décembre 2005) en faveur d’une loi-cadre.
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